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Informations

Les commentaires de Julius cesar.

Auteur(s), créateur(s), collaborateur(s) : César, Jules; Gaguin, Robert
Type d'objet représenté : Incunable

Détails
Titre uniforme: Guerre des Gaules
Auteur(s), créateur(s), collaborateur(s): César, Jules (0100-0044 av. J.-C.) (auteur)
Gaguin, Robert (1434?-1501) (traducteur)
Editeur: Imprime a paris : par Antoine Verard
Lieu de création de l'objet original: Paris (France)
Première publication ou diffusion de l'objet original: [entre 1499 et 1503]
15e siècle
Temps Modernes (1492-1789)
Lieu de conservation de l'objet original: Réseau des Bibliothèques
Collection: Incunables
Identifiant(s): XV.B234 (cote ULiège)
1722936-10 (code-barres ULiège)
Langue de l'objet original: Français moyen (1400-1600)
Matériau, support de l'objet original: Papier
Description physique de l'objet représenté: [134] feuillets : ill. ; in-8
Description: Mention de publication prise au colophon et à l'ISTC
35 lignes ; caractères gothiques.
Signatures : a-p⁸ q-r⁶
Gravures sur cuivre.

Provenance(s): Acquisition par l'Université de Liège : Legs Baron A. Wittert 1903.
Empreinte: sti- aute leai tich (C) 1500 (Q) (exemplaire ULiège)
Lieu géographique représenté ou évoqué: Gaule
Période ou événement évoqué: Guerre des Gaules
Mots-clés: Incunables
Discipline(s) CREF: Histoire
Discipline(s): Arts & sciences humaines => Histoire
Ressource(s) liée(s) à l'objet original: Polain(B), 4264
Fait partie du: Domaine public
URL permanente: https://hdl.handle.net/2268.1/1556

pdf.png
XVB234_r.pdf
Description:
Taille: 70.17 MB
Format: Adobe PDF
Type d'accès: Accès ouvert
Présentation scientifique

Les Commentaires de la guerre des Gaules constituent un ensemble de huit livres dont les sept premiers auraient été rédigés par Jules César lui-même au fur et à mesure du conflit (entre 58 et 52 av. J.-C.). Ils devaient permettre au Sénat romain de contrôler la bonne tenue des opérations militaires menées par son proconsul en Gaule. Le huitième livre aurait été rédigé par Aulus Hirtius, un ancien officier de César après le décès de celui-ci (44 av. J-C.) et avant le sien (43 av. J.-C.).

Dès sa parution, les Commentaires de César sont considérés comme un chef d’œuvre par ses contemporains. Cicéron en admire le style élégant et limpide : les faits sont livrés de façon concise, sans artifice inutile. Dès le départ cependant, la fiabilité du texte est mise en doute, l’auteur étant également l’un des principaux protagonistes du conflit. On le soupçonne de propagande.

Le texte n’en traversera pas moins les siècles jusqu’à nos jours.

L’œuvre tient une place à part dans l’historiographie française. C’est en France que sont encore conservés trois copies manuscrites de l’œuvre, datées du 9e siècle, parmi les plus anciennes. Dès le XIIIe siècle, de premières initiatives de traduction des Commentaires sont entreprises : ils sont traduits en français et insérés dans Les faits des Romains. Au milieu du XVe siècle, la demande de textes accessibles en français s’accroit parmi les lettres, en même temps que la volonté de disposer d’écrits plus fidèles à leurs sources.

En 1485, une nouvelle traduction voit le jour, devenant une référence pendant près d’un siècle. Elle est l’œuvre de Robert Gaguin (1433-1501) et dédiée au jeune roi Charles VIII, alors âgé de quinze ans. Dix-huit éditions imprimées de cette traduction se succéderont rapidement, jusqu’en 1555. Il faudra attendre 1576 pour qu’elle soit remplacée par la traduction de Blaise de Vigenère.

Le succès de ce texte trouve une triple explication. En premier lieu, il bénéficiera de la diffusion facilitée aux XVe et XVIe siècles par le biais l’imprimerie. L’œuvre voit également le jour dans un contexte particulièrement favorable en France : la curiosité pour l’Antiquité s'accroît, autant que celle pour les peuples gaulois.

Mais la traduction de Gaguin doit aussi son succès à ses qualités propres : rigoureuse, elle se veut également immédiatement accessible. Les termes complexes sont reformulés ou traduits par des équivalents simples. Il reste dédié à un jeune roi, que l’apparat critique aurait rapidement lassé.

L’ouvrage de Robert Gaguin est imprimé pour la première fois par Pierre Levet en 1485. Trois ans plus tard, une nouvelle édition voit le jour sous les presses d’Antoine Vérard, à Paris. Il en réalisera une édition ultérieure, entre 1499 et 1503. C’est cette édition qui est conservée à l’Université de Liège.

Chaque livre composant les Commentaires y est illustré par une gravure carrée. Les personnages antiques y sont représentés sous des traits médiévaux : chevaliers, heaumes, épées et forteresses. Ce n’est pas là une originalité du graveur mais un trait commun pour l’époque : l’Antiquité s’est transmise par les textes mais peu de ses caractères visuels sont connus à la fin du Moyen Âge. Seule la Renaissance initiera un mouvement pour une meilleure connaissance du monde antique.


ULiege Library

Stéphanie Simon
Directrice opérationelle

Cette présentation a été réalisée dans le cadre du catalogue de l'exposition Empreintes. Patrimoine écrit, témoin de l’Histoire qui s'est déroulée à la Cité Miroir (Liège), du 21 avril au 20 juillet 2018.

Citer cette présentation :
Simon, S., « Jules César, Les commentaires de Julius cesar, Paris, Antoine Vérard, s.d. [entre 1499 et 1503], 8° (Liège, Bibliothèques ULiège, XV.B234) », in Oger, C., Simon, S. et Thirion, P. (dir.), Empreintes. Patrimoine écrit, témoin de l'Histoire, Liège, Presses universitaires de Liège, 2018, p. 41. https://hdl.handle.net/2268/224117
Bibliographie :

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