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Literarum latinarum quas italicas cursociasque vocat scribendarum ratio

Authors, creators, collaborators : Mercator, Gerard
Type of the represented object : Book

Détails
Authors, creators, collaborators: Mercator, Gerard (1512-1594) (authors)
Producers, publishers: [Anvers] : Antverpiae, Richard
Place of creation of the original object: Anvers (Belgique)
First publication of the original object: 1549
16th century
Modern times (1492-1789)
Original object location: Réseau des Bibliothèques
Réseau des Bibliothèques: Identifier: 990002028360502321
Barcode/Inventory no.: 709405673
Call number: XIX.013.018(A)
Original object language: Latin
Material, support of the original object: Papier
Physical description of the represented object: Non paginé : illustrations
Keyword: Écriture cursive; Paléographie latine
Other contributors: Wittert, Adrien (1823-1903) (donators)
Part of: Public domain
Permalink: https://hdl.handle.net/2268.1/15336

pdf.png
XIX_013_018A.pdf
Description:
Size: 53.67 MB
Format: Adobe PDF
Access type: Open Access
Scientific presentation

Si Gérard Mercator est largement connu pour ses travaux précurseurs dans l’histoire de la cartographie, il est un autre domaine dans lequel il fait également figure de pionnier : celui de l’écriture. Il fut, en effet, le premier à publier, dans les anciens Pays-Bas, un traité pour défendre l’adoption de l’écriture italique en 1540, intitulé : Méthode écrire les lettres latines que l’on nomme italiques ou cursives (Literarum Latinarum quas Italicas cursoriasque vocant scribendarum ratio).

Les caractères italiques, mis au point pour Alde Manuce en 1499, furent employés pour la première fois dans les Pays-Bas par l’imprimeur Thierry Martens pour reproduire l’Enchiridion militis christiani d’Érasme en octobre 1523. Cette nouvelle forme d’écriture connut par la suite une diffusion progressive sur ce territoire. Le manuel de Mercator marque à cet égard une nouvelle étape. Grâce à son aspect technique et à la qualité de l’écriture qu’il propose, l’ouvrage contribua largement à la diffusion de l’italique auprès des graveurs de caractères des Pays-Bas.

L’italique proposée par Mercator, une cursive solide, certes moins raffinée que celles de ses prédécesseurs ou de ses contemporains, était tout à fait apte à servir de support à la correspondance latine entre humanistes et à améliorer le lettrage des cartes, encore très rudimentaire en ce temps-là. Mercator l’employa pour la première fois sur un globe de son maître Gemma Frisius et conserva ensuite cet usage sur l’ensemble de ses productions cartographiques.

Le traité, inspiré des modèles italiens, fournit de précieuses informations sur la forme de chaque lettre, l’utilisation du papier, la taille de la plume ou encore l’écriture elle-même. Il est illustré de gravures sur bois représentant des calames, des avant-bras indiquant la position correcte pour écrire ainsi que des schémas montrant la bonne inclinaison de la plume.

L’ouvrage parut à Louvain chez Rutger Rescius en 1540. Très vite, l’année suivante, Jean Richard propose une deuxième édition à Anvers. Signe du succès de l’œuvre, ce même imprimeur la réédite en 1549. Cette troisième édition fut achetée par le baron Adrien Wittert qui la légua, avec le reste de sa collection, à l’Université de Liège en 1903. Deux autres éditions paraitront au milieu du XVIe siècle, l’un sans nom d’imprimeur en 1556, l’autre chez Jean Bellère à Anvers en 1557.


ULiege Library

Renaud Adam
Attaché


Citer cette présentation :
ADAM, R., "Gérard Mercator, Literarum latinarum quas italicas cursociasque vocat scribendarum ratio, Anvers, J. Richard, 1549, 4° (Liège, ULiège Library, R04814B)", in DONum. https://hdl.handle.net/2268.1/15336.

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